mardi 8 avril 2014


Magog, la controverse autour du CIM: le centre d'interprétation du marais


Un an et demi après notre première intervention, nous invitons une architecte paysagiste renommée à évaluer la qualité de l'aménagement de l'accès au site du CIM.

Rappelons que nous pensions vivre, à l'annonce des détails du projet, près d'un lieu naturel se voulant un site environnemental d'exception avec évidemment un aménagement de l'accès au site réalisé en accord avec cette vision.
On n'aménage pas l'accès à un site en milieu naturel comme on le ferait pour un site commercial en milieu urbain. Le présent aménagement détériore à la fois la qualité visuelle de la façade du CIM, celle du Chemin Roy et par le fait même, celle de ses résidents. 

Voilà notre contribution citoyenne que nous voulons constructive.




Pour visionner les trois parties de  l'entrevue avec Madame Marie-Claude Robert, Directrice générale de l'Association des architectes paysagistes du Québec, cliquer sur les liens ci-dessous.























MARIE-CLAUDE ROBERT, architecte paysagiste
CV Abrégé

Marie-Claude Robert a une formation en architecture de paysage (1973) de la Faculté d’aménagement de l’Université de Montréal.  Après avoir été fortement impliquée dans la pratique professionnelle en architecture de paysage et, simultanément, dans l’enseignement universitaire durant une quinzaine d’années, elle a réorienté son activité professionnelle depuis 1996 vers le travail associatif en matière de patrimoine et de paysage.  Présidente de l’Association québécoise pour le patrimoine industriel de 1995 à 2002, directrice du Conseil du paysage québécois de 1997 à 2002, Mme Robert occupe depuis 1999 le poste de directrice générale de l’Association des architectes paysagistes du Québec et poursuit sa carrière de consultante en architecture de paysage.

Dans un intérêt toujours présent pour l’art public en résonance avec l’esprit des lieux, elle a collaboré avec la Ville de Montréal à des études d’intégration de l’art  public aux places et espaces publics et a collaboré, en 1999, à la réalisation du monument de commémoration de la tragédie de l'École Polytechnique par Mme Rose-Marie Goulet, Nef pour quatorze reines.

Dans le volet du patrimoine paysager, Marie-Claude Robert a réalisé l’aménagement des espaces extérieurs de la Cité de l’Énergie, à Shawinigan (1995-1997) et a procédé à la rénovation des parcs du secteur historique de la ville de Trois-Rivières (1995). Plus récemment, elle a œuvré à la planification des espaces extérieurs de l’hôpital générale de Montréal dans le respect de la valeur emblématique du mont Royal (2006).

Dans le domaine industriel occupé par la Société Hydro-Québec,  Marie-Claude Robert a acquis, sur une période de plus de 10 ans, une connaissance élargie des types d’intervention dans divers milieux – transport d’énergie, production – et à plusieurs niveaux – planification de site, étude d’impact, réhabilitation et aménagement de site. Elle développe actuellement son expertise dans le domaine des études d’intégration paysagère de parcs éoliens.

Au delà de l’apparente diversité de ses activités, Marie-Claude Robert a toujours placé la formation et la communication au cœur de sa pratique, tant pédagogique, que professionnelle ou associative.  Plus qu’un simple accessoire mis au service de l’action, la passion de la transmission de connaissance et de culture est source de sa motivation.   En passant indifféremment du paysage au patrimoine industriel, c’est toujours l’empreinte de l’humain qui forge ses lieux de vie qui est le fil conducteur de sa réflexion.




Informations complémentaires


CONFÉRENCES


 Interdisciplinarité et concertation, Forum : Les inondations du Saguenay-Lac-St-Jean, Chicoutimi, mars 1997

Au-delà des modèles d’analyse, la notion de paysage comme point de convergence professionnelle, États généraux du paysage, Journée de formation, Trois-Rivières, novembre 1996

Le projet de paysage urbain: planification et continuité dans la vie de la municipalité de Saint-Hyacinthe au Québec, États généraux du paysage, Québec, juin 1995

Art public et aménagement: la sculpture à ciel ouvert / un art de commande, Symposium international de la sculpture, Longueuil, Juin 1995

Méthodologie de réhabilitation: Carrières et sites dégradés, Association des architectes paysagistes du Québec, Hull, octobre 1994

 La création d'une valeur paysagère par la réhabilitation d'un site, Association canadienne de réhabilitation des sites dégradés, Octobre 1993.

Ecological approach of landscape design, Universidad Nacional Autonoma de Mexico, Facultad de arquitectura,, Juin 1993

Gestion des espaces verts et performance environnementale, Association des responsables d'espaces publics municipaux, Mai 1992.

 De l'enseignement technique à une pédagogie créative, États généraux de l'aménagement, 1987

 Aménagement paysager résidentiel en milieu urbain, Héritage-Montréal, 1979-1983

 Aménagement des vieux jardins, Héritage-Montréal, 1983




VOYAGES D’ÉTUDE


2000   Mission sur le patrimoine maritime (Brest et Douarnenez)

2000 / 2001  Mission sur l’application des chartes paysagères dans les Parcs naturels régionaux en France

1997   Paysages de la révolution industrielle en Belgique

1995   Histoire industrielle et développement urbain, en Nouvelle Angleterre (Lowell et Manchester)

1994   Organisation de mission et accueil du directeur de la conservation (Ministère de l’environnement, Pologne) suivi d’une mission en Pologne sur la mise en valeur environnementale.

1995    Évaluation de l’application des plans de réhabilitation environnementale dans les carrières de Lafarge Coppée (France)

1990    Mission de repérage HQ-EDF sur l’installation de postes de transformation souterrain et en bàtiments intégrés (Paris) et sur la réhabilitation des paysages industriels (région charbonnière de Lille).

1994  Organisation de mission et accueil du directeur de la conservation (Ministère de l’environnement, Pologne) suivi d’une mission en Pologne sur la mise en valeur environnementale.

1995    Évaluation de l’application des plans de réhabilitation environnementale dans les carrières de Lafarge Coppée (France)

1990    Mission de repérage HQ-EDF sur l’installation de postes de transformation souterrain et en bàtiments intégrés (Paris) et sur la réhabilitation des paysages industriels (région charbonnière de Lille).





PUBLICATIONS

De pays en paysage, Bilan et tendances de la prise en compte du paysage au Québec, Revue Urbanisme (1999)

Les rôles esthétique et architectural dans la composition du paysage, Manuel de foresterie urbaine, Presses de l’Université Laval (1996)

Une place pour le piéton, perspective urbanistique, Routes et transports (1994).

Réussir l’intégration urbaine d’une mini-centrale, revue de l’Association des producteurs privés d’hydro-électricité (1994)

 Restauration des paysages naturels à la Baie James,Trames (1994)

Un paysage agro-forestier (Québec)à recréer: Entre confusion et uniformisation , Métropolis (1992): L’urbanisme végétal.

  Le complexe La Grande et la problématique paysagère, Métropolis (1988): L’aménagement et ses paysages.

  Archi‑Pays (1978-1981). Membre du comité de direction.


La controverse autour du CIM, que s’est-il passé depuis 7 mois?

En décembre 2011, nous faisions parvenir à la mairesse Vicky May Hamm une lettre dénonçant que l’aménagement extérieur du CIM n’est pas conforme à la règlementation municipale et que nous désirons la rencontrer dans les 30 jours pour discuter des correctifs à apporter. Dans cette lettre, nous lui donnions déjà l’adresse de ce site en lui précisant que dès janvier 2012, nous y développerions ce dossier.


La mairesse n’a pas répondu; elle n’a même pas daigné faire parvenir un accusé réception.



La mairesse ne veut pas entendre les gens qui la remettent en question.



Mais voilà que le 1er février 2012, obligée de parler sous la pression médiatique créée, elle déclare dans un journal local :




«Je dénonce vivement la manière employée par le groupe…». 


Nous répondons à cela: «Vous n’êtes pas en position de dénoncer vivement cette manière utilisée par le groupe puisqu’elle est le résultat de votre attitude, Mme Hamm. D’ailleurs, veuillez noter que le groupe, comme vous l’appelez, est composé de contribuables que vous êtes supposée représenter. Des contribuables lésés dans leurs droits de vivre dans un environnement où les règlements municipaux s’appliquent également pour tous, que ce soit un simple citoyen, un citoyen corporatif ou institutionnel».


Elle continue en disant :

«cette stratégie de nous salir sur la place publique, ce n’est pas une façon de faire…»


Nous répondons à cela : «Mettre la vérité au grand jour (photos à l’appuie), ce n’est pas une campagne de salissage, mais l’inverse. Cet argument simpliste de défense est trop souvent utilisé, sans discernement, par les politiciens pour combler un vide d’argumentation».


Elle ajoute :

«Ils nous ont envoyé une lettre, mais ils ne nous laissent pas le temps de leur donner une réponse.»


Nous répondons à cela : «Sept mois plus tard, vous n’avez pas donné de réponse et vous n’avez rien fait. Comprenez qu’il ne vous reste plus beaucoup de temps pour travailler avec votre Conseil pour régler les problèmes que vous causez en ne prenant pas vos responsabilités. Nous attendons toujours de votre part la démonstration d’un leadership constructif et rassembleur».


Elle termine en déclarant: 



 "S'il y a des irritants, on va les régler. S'il y a des éléments de non-conformité, on va les régler. "


Pourtant devant le CIM, il y a un chemin asphalté, inacceptable visuellement et que d’ailleurs la règlementation municipale interdit avec raison, Madame. 

En plus de servir de sortie pour les usagers du site, ce chemin sert aussi de zone de livraison, de débarcadère d’autobus et de stationnement. 


Toutes ces activités rendues possibles par ce chemin illégal n’ont pas à se retrouver en façade du Chemin Roy mais plutôt à l’arrière de l’édifice qui a d’ailleurs été conçu à ces fins. On comprend que planter des arbres matures ne règlera aucunement ce problème.












Le 22 février 2012, dans l’hebdomadaire Le Reflet du Lac, Mme Hamm annonce l’inscription du CIM au Mérite Ovation Municipale. On y voit une belle grosse photo du CIM, sans l’horrible chemin d’asphalte qui le dénature tellement. Elle déclare à cette occasion : «Nous sommes tellement fiers des résultats obtenus, nous voulons partager ces expériences.» Le concours Mérite Ovation municipale, organisé par l’Union des municipalités du Québec, couronne chaque année les plus remarquables innovations dans le monde municipal.


Le CIM n’a pas gagné : grande déception pour la Ville et pour la mairesse qui perd une occasion de nous réitérer sa grande fierté...






Durant la même semaine, la mairesse annonce solennellement qu’elle désire doter Magog d’une nouvelle image de marque...










Actuellement, il y a beaucoup d’insatisfaction à Magog et les citoyens posent des questions qui demeurent trop souvent sans réponses motivées. D'ici peu nous commencerons, sur ce site, à poser ces questions concernant l'actualité municipale. 

À bientôt !






Les solutions proposées pour corriger ce que nous dénonçons


1)    Atelier garage :

Le stationnement devrait être derrière le garage, longeant le début du sentier pédestre. Il ne doit plus y avoir d’entreposage, de toute nature, visible le long du Chemin Roy. Ces mesures donneront à ce lieu une image plus ordonnée, propre et même verte.






2)    Le CIM :

Transformer le chemin asphalté devant le CIM pour en faire un passage exclusivement réservé aux cyclistes et aux piétons. Des bacs en briques ou pierres avec des arbres et arbustes ferment les deux accès aux véhicules. 

D’autres bacs ajoutés au milieu du chemin asphalté servent à le transformer en deux allées paysagées qui donnent un peu d'élégance à l'entrée principale qui en a dramatiquement besoin. 







3)        Compléter l’aménagement du site :

Élargir le sentier pédestre (le sentier du gros pin), qui relie l’arrière du bâtiment au stationnement, pour que les livraisons se fassent par l'arrière et pour faire un stationnement pour les personnes handicapées.







Aménager une sortie longeant la voie ferrée, ce qui assurera une cohérence dans l'aménagement global des lieux.







4)        La façade du 69 Chemin Roy :

Toute la façade du terrain du 69 chemin Roy devrait  être bordée d’une bande paysagée, de 10 mètres de large, coupée par une entrée pour le garage-atelier, par l’entrée déjà existante menant au stationnement et à la zone de livraison à l’arrière du bâtiment et par la sortie longeant la voie ferrée.


5)        Le mandat de LAMRAC :

Nous demandons que LAMRAC respecte son mandat et cesse définitivement d’offrir des services  qui sont du ressort des restaurateurs et hôteliers.


En conclusion, ce n’est pas une faveur qui est demandée, mais le respect des règlements municipaux, de l’engagement de la mairesse et du projet initial proposé.




LE CIM DANS CET ENVIRONNEMENT, UNE VERRUE VISUELLE SUR LE CHEMIN ROY

Ou

PENDANT QUE LA MAIRESSE S’EN FÉLICITE À RÉPÉTITION,

 NOUS AVONS HONTE À L’UNISSON.



Bonjour,

En 2011, le grand sujet de fierté de la Mairesse est le 69 Chemin Roy, à savoir, le Centre d’Interprétation des Marais (CIM). Toutefois, cette fierté est pour nous, difficilement partageable et nous nous expliquons :



1)         Nous questionnons la préoccupation que le conseil municipal a en regard de l’environnement visuel.


Rappelons qu’en 2008, le schéma d’aménagement révisé de la MRC Memphrémagog identifie le Chemin Roy comme étant, et nous citons : «secteur d’intérêt esthétique et visuel à protéger». Le Plan d’Urbanisme 2010 (p. 47-48) précise entre autre que «tout aménagement ou construction visible des grands axes routiers sillonnant ce territoire nécessite la prise en compte de règles et de mesures d’intégration visant à atteindre l’image de marque recherchée et préserver les potentiels de développement axés sur la qualité et la valeur exceptionnelle des attraits naturels».










2)            Le conseil municipal ne semble pas comprendre la nécessité d’appliquer partout les règlements municipaux dans un souci d’équité envers tous les contribuables et de nous protéger de dérapages comme le 69 Chemin Roy.


Le règlement de zonage 2368-2010, à la page 53, indique clairement que pour le Chemin Roy : «aucun stationnement n’est permis dans les dix (10) premiers mètres de la cour avant, lesquels doivent être engazonnés ou paysagés».
Pourtant, la façade du 69 Chemin Roy est un chemin asphalté qui sert de stationnementde débarcadère, de zone de livraison et de service pour les voitures, les camionsles autobus. Le tout est en infraction du règlement de zonage.













Il y a aussi un autre stationnement devant l’atelier/garage qui sert également de lieu d’entreposage. Il y a donc un fond de cour arrière qui longe le Chemin Roy, encore au mépris du règlement de zonage.











3)    Le conseil municipal ne semble pas comprendre que le CIM a pour mandat de nous sensibiliser à l’environnement et non d’offrir des activités relevant de la restauration et/ou de l’hôtellerie.

En effet, le CIM loue ses locaux pour des activités s’écartant de sa mission en ouvrant ses portes pourcomme l’indique le site de LAMRAC :

-            Cocktails ou 5 à 7 sur la terrasse
-            Réceptions, mariagesanniversaires
-            Permis de bar sur demande
-            Cuisine équipée pour traiteur
-            Etc…

Le règlement de zonage interdit ce genre d’activités commerciales sur le Chemin Roy.




4)            On constate une incohérence entre le discours de la Mairesse et les faits.

Probablement pour rassurer les gens quant au respect de l’intégrité du Chemin Roy et d’éviter les contestations avant même que le projet ne démarre, la Mairesse a répété sur toutes les tribunes : «on ne verra rien du Chemin Roy, tout sera camouflé par des arbres». Le 27 septembre 2010, lors de la levée de la première pelletée de terre, elle a de nouveau réitéré cet engagement au Téléjournal Estrie de Radio-Canada. D’ailleurs, elle n’était pas la seule de son équipe à répéter ce leitmotiv. Force est de constater que la Mairesse n'a pas respecté ses engagements.




En conclusion, nous souhaitons maintenant que les élus municipaux, qui ont unanimement voté en faveur de ce projet, aient le courage de constater que le tout a dévié en cours de route. Dès lors, ils doivent se mettre à l’ouvrage pour que ce projet reflète les intentions de départle respect de la réglementation et par le fait même, le respect des contribuables.




Nous terminons cette première intervention en nous adressant aux contribuables Magogois : 

 

« Que pensez-vous du fait que LAMRAC, contrairement à nous tous, ne semble pas être assujettie au respect de la règlementation municipale?».




LE CIM  DANS CET ENVIRONNEMENT, UNE VERRUE VISUELLE SUR LE CHEMIN ROY





Ou


PENDANT QUE LA MAIRESSE S’EN FÉLICITE À RÉPÉTITION,

 NOUS AVONS HONTE À L’UNISSON.